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Vernissage
je 23.04 2026
Salle Crosnier
18:00
Exposition
ve 24.04  – sa 23.05 2026
Salle Crosnier
MA-VE
15:00-19:00
SA
14:00-18:00
Entrée libre
Rencontre avec l'artiste
je 07.05 2026
Salle Crosnier
18:00
Entrée libre

Les voies de la mémoire sont très tordues. Quiconque essaye de retrouver,
dans
sa tête, une image perdue est le plus souvent amené à se dire comme
Michel, le
héros du Pickpocket de Robert Bresson, « Pour aller jusqu’à toi,
quel drôle de
chemin il m’a fallu prendre ». Comment fait-on au juste pour
réactiver un
souvenir ? Par quelle magie ? Ou par quel assemblage ? Dans
le cas de Nicolas
Ponce, la chose est particulièrement compliquée parce
qu’elle implique de fait
une mémoire double : à la fois personnelle et
collective. Il s’agit à la fois de
retrouver le temps particulier d’un été, avec
ses troubles adolescents, amicaux
et amoureux, mais aussi une histoire,
plus large et plus ancienne, de migration
espagnole entre l’Andalousie
et le Jura Suisse. Quelle pression spécifique faut-il
donc exercer sur soi
pour faire remonter cette matière enfouie — toute cette
stuff ? Une seule
certitude. Aucun geste simple n’est ici envisageable. Seul un
montage
artistique de contradictions, seul un système précaire de poids et de
contre-poids, aménagé dans l’urgence, peut ouvrir vraiment la Chambre
des
Réminiscences.

Extrait du texte d’exposition, Impressions d’Espagne de Patrice Blouin

 

 

Le travail de Nicolas Ponce s’articule autour du médium de la vidéo, souvent matérialisé dans des installations explorant les notions de décor, de paysage, de secrets ou complots d’État sous le prisme de la culture populaire. Il utilise de nombreux matériaux vidéo préexistants ; images personnelles ou d’archives, extraits de films populaires, vidéos de catastrophes climatiques, séquences volées, caméras de surveillance piratées ou images issues de la NASA, glanées sur internet. Il s’intéresse aux récits implicites contenus dans les images afin de créer un récit fantasmé, où les événements historiques apparaissent davantage comme leurs représentations stéréotypées, où le décor devient un plateau de tournage, et où le fantasme des secrets, de la richesse et des coulisses de la politique devient presque tangible.

 

 

 


La production des œuvres de l’exposition bénéficie du soutien de

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